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Œuvre Falret Vaincre la souffrance psychique
Troubles psychiques
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Jean-Pierre Falret, un fondateur visionnaire Imprimer Envoyer

L'Œuvre Falret a été créée il y a 170 ans, par le célèbre aliéniste et psychiatre Jean-Pierre Falret.

Ses découvertes et son humanisme ont fait évoluer la condition des personnes touchées par les troubles mentaux et ouvert la voie de la psychiatrie moderne.

Elève de Pinel et Esquirol, Jean-Pierre Falret a été l’un des plus éminents psychiatres et chercheurs du milieu du 19e siècle.

 
Précurseur, il fait des découvertes scientifiques décisives et révolutionnaires : mettant en place les premiers tableaux cliniques et identifiant les « troubles bipolaires ».
Il décrit la maladie mentale comme « la forme la plus inhumaine de la maladie, celle qui défigure l’esprit ».
Une vision qui étonne encore aujourd’hui par sa modernité.
Avec lui, on passe de l’aliénation mentale aux maladies mentales. On « reconnait » progressivement « tout l’humain dans les malades ».


Grand humaniste, il a consacré toute sa vie à défendre inlassablement la cause des malades mentaux : leurs droits, leur dignité, leur possibilité de guérison.

Folles de la Salpêtrière, 1857 - Armand Désiré Gautier Cette lithographie inspirée du service de Jean-Pierre Falret, très remarquée au Salon de 1857, donne une idée de ce que pouvait être à l’époque une « section des aliénées ».

Farouchement opposé à une pratique de la psychiatrie réduite à l’enfermement et la privation des droits, le fondateur de l’Œuvre Falret s’est battu pour lui opposer une conception profondément humaine, respectueuse des personnes et ouverte sur la société.

Ainsi, il participe en 1838 à la rédaction d'une une loi visant à rétablir les droits civiques des malades mentaux pour en faire des citoyens à part entière.

 

... Un homme qui accueillait ses patients à sa table

Médecin mais aussi père de famille, il partageait le quotidien de ses patients, les invitant à la table familiale, avec la conviction que les « aliénés pouvaient guérir de leur maladie et que leur donner une place dans la société et un travail était un gage de leur salut ».


Véritable pionnier, il est le premier à comprendre qu’il ne peut y avoir de guérison définitive sans suivi à la sortie de l’hôpital et qu’il est vital de créer des lieux d’accueil permettant de guider pas à pas ces malades convalescents vers une réinsertion sociale et professionnelle durable.

« Toutes les circonstances les plus fâcheuses se réunissent pour décourager l’aliéné convalescent à sa rentrée dans le monde. La famille ne veut plus ou ne peut plus le recevoir ; la société le repousse avec effroi, et, avec des forces de réaction insuffisantes, il est obligé de se créer… une nouvelle existence…

Incapables de vaincre tant d’obstacles, … ils aboutissent en définitive à l’immoralité, au crime ou au suicide, ou bien ils ne tardent pas à retomber dans la cruelle maladie à laquelle ils avaient si heureusement échappé. »

Fort de son héritage, nous poursuivons inlassablement sa mission.

Conscient de la fragilité de ses patients et des risques de rechute, il crée, en 1841, une société de patronage destinée à accompagner les personnes sorties des services de la Salpêtrière, du Kremlin Bicêtre et de l’hôpital de Vanves.

Cette société de patronage deviendra par la suite l’ŒUVRE FALRET.


 

 

 
copyright octobre 2009