Œuvre Falret Vaincre la souffrance psychique
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La mission de l’Œuvre Falret repose sur l’accompagnent médico-social et social de personnes touchées par la maladie mentale ou en situation de difficultés psycho-sociales.

Il s’agit de personnes en grande souffrance ou touchées par des pathologies - schizophrénie, troubles bipolaires, dépressions graves, anorexie, autisme – dont les troubles stabilisés ne relèvent plus d’une hospitalisation, mais pour qui un accompagnement adapté est indispensable.

 

AUJOURHUI, QUELS SONT LES ENJEUX ?

La population française des personnes en souffrance psychique se décompose de la façon suivante : 

 

alt La France compte 3,8 millions de personnes touchées par des maladies mentales ; soit 6 % de la population globale.

La maladie mentale touche 1 famille sur 4.

Seuls 40 000 personnes nécessitent un traitement d'urgence en hospitalisation psychiatrique, ce qui confirme que l’enjeu de la santé mentale se situe hors les murs de l’hôpital.

Et pour cette population :

  • Seuls 1 % des personnes bénéficient d’une prise en charge sociale ou médico-sociale adaptée.
  • 1 900 000, soit 50 % d’entre eux, sont au sein de leur famille, sans aide externe ou solution de placement spécialisée.
  • 23 % soit 880 000 sont dans une solution d’attente de prise en charge.
  • 50 % des SDF sont des personnes touchées par la maladie mentale qui n’ont pu être secourus par le dispositif psychiatrique.
  • 25 % des personnes ont été incarcérées faute de structures adaptées.

C’est auprès de cette population à la fois très vaste, et à des degrés et types de pathologies hétérogènes, que se situe l’objet social de l'Œuvre Falret.

 

QUELS MOYENS D’ACTION ?

Les réponses médicales ne suffisent pas.

Le fondateur, le Docteur Jean-Pierre FALRET, a été le premier à comprendre qu’il ne peut y avoir de guérison sans suivi après l’hospitalisation. Convaincu qu’un accompagnement est nécessaire pour favoriser la convalescence et l’insertion de la personne, il déplorait déjà en son temps que « toutes les circonstances les plus fâcheuses se réunissent pour décourager l’aliéné convalescent ».

La maladie peut être réellement invalidante de façon durable ou épisodique. Les capacités intellectuelles et physiques sont affectées plus ou moins profondément, avec des effets sur le long terme – perte d’autonomie.

Les déficiences entraînées par la maladie peuvent causer de nombreuses incapacités dans la vie quotidienne mais aussi dans la vie sociale, affective et intellectuelle. La maladie mentale survient la plupart du temps à l’âge où l’on se construit, pendant les études ou les premières années de travail, compromettant les acquis, l’épanouissement professionnel et l’insertion sociale.

Il convient donc, en complément des thérapies nécessaires, d’aménager des conditions de vie en fonction des situations et besoins personnels.

Structures médico-sociales :

Ce sont des établissements type Foyer d’Accueil Médicalisés ( F.A.M.) ou maisons d’accueil spécialisées ( M.A.S.) ou bien encore, des Foyers de Vie. Ces établissements accueillent sur le long terme des personnes dont la gravité et la chronicité de la maladie ne permettent pas d’envisager une insertion. Ces personnes malades viennent, de l’hôpital psychiatrique, où ils étaient condamnés à rester jusqu’à la fin de leur vie et occupaient des places plus utiles aux malades nécessitant d’urgence une hospitalisation. Les résidents peuvent également y être admis en raison d’une prise en charge trop lourde, dans le milieu social, familial notamment.
Au sein de ces structures, toutes les conditions de vie sont adaptées à leurs besoins, dans un contexte chaleureux et humanisé et ouvert sur l’extérieur.

Structures d’insertion :

A cause de la maladie ou de difficultés psycho-sociales importantes, les personnes courent des risques de précarisation et d’isolement avec pour conséquence l’exclusion. Il convient donc de leur apporter différentes solutions, prenant en compte des fragilités et spécificités de chaque situation, dont l’objectif est de permettre la réinsertion sociale et professionnelle de la personne.
Ce sont des structures et services :

  • D’hébergement :

    Soit sous forme de Centres d’Hébergement et de Réadaptation à la vie Sociale, soit de Foyers d’accueil, Foyers de vie, Résidences Sociales, Logements accompagnés, Résidences-Accueil etc.
  • D’accompagnement et de soutien :

    Les Groupes d’Entraide Mutuelle ( G.E.M.) permettent aux personnes de se réunir sous forme associative afin de rompre leur isolement, échanger et organiser leurs loisirs et activités.
    Les S.A.V.S. (services d’accompagnement à la vie sociale) assurent au sein de leur territoire d'implantation un suivi social des malades.
  • D’emploi :

Des entreprises d’insertion ou entreprises adaptées, permettent d’ajuster les modalités de la production aux difficultés et limites rencontrées à cause de la maladie, tout en préparant à une insertion sociale et professionnelle complète et durable.

 
copyright octobre 2009