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Selon l' O.M.S., en 2020, 25 % de la population française sera touchée par des troubles psychiques au moins une fois dans sa vie.
Une famille sur quatre est concernée.
Derrière ces chiffres, il y a une réalité : les situations dramatiques que la maladie mentale engendre. 
Une maladie qui engendre la souffrance
La souffrance du malade et des proches est ignorée et pourtant dévastatrice. Epuisement, détresse et vulnérabilité, la maladie n’épargne pas l’entourage. Cette situation entraîne des manifestations de déni, de rejet et même, d’abandon du foyer. Actuellement, plus de 1 000 000 malades mentaux sont, dans leur famille, en attente d’une solution.
Une maladie qui handicape
La maladie affecte les capacités comportementales et perturbe les relations sociales ; les déficiences cognitives induisant un déficit du lien social.
Principale cause d’invalidité et d’arrêt maladie en France, la maladie mentale altère les aptitudes sociales, économiques, relationnelles de la personne, constituant alors un risque de précarisation.
Une maladie qui exclut
Le déficit du lien social qui résulte de la maladie conduit de nombreuses personnes à l'isolement, l'exclusion, à la "non demande" ; elles se retrouvent alors en l’absence de soins et de mesures d’accompagnement dans le dénuement ou dans la rue.
Plus d'un tiers des SDF souffrent de troubles graves ; les conditions de vie extrêmement dures et l’errance, les conduisent à vivre la dépression, l’angoisse ou les polyaddictions à l’alcool et aux drogues.
La prison, nouvel asile
Ces dernières années, des dizaines de milliers de lits dans les hôpitaux psychiatriques ont été supprimés au nom de la "fin de l’asile", les crédits réduits, sans pour cela créer les structures alternatives à l’hôpital en nombre suffisant. Du coup, ils sont nombreux ceux qui condamnées à l'errance, finissent par échouer en prison où ils s’enfoncent dans la maladie plus profondément encore. Aujourd’hui, 20 % de la population carcérale relève de la psychiatrie mais se retrouve en prison en l’absence de solution adaptée.
Une maladie qui tue
Isolement, détresse, perte de tout espoir, la souffrance abîme, ronge et tue. 3 % des décès seraient dus à la maladie mentale en France. Quant aux suicides, plus de 12 000 suicides par an, ils sont la première cause de mortalité chez les 25-35 ans et la deuxième cause chez les adolescents. C’est 3 fois plus que les accidents de la route !
Sources : OMS 2005 – DREE, Ministère de la Santé, CCOMS : Etudes et résultats, n° 347, Octobre 2004 - UNAFAM
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